In this rapidly changing world, photographer Daniel Kordan transports us to a place where time seemingly stands still: the vast steppe of the Gobi Desert and the world of nomadic Mongolian Eagle Hunters. While the photos are contemporary, they depict people who live by age-old traditions. In this way, the hunters and Kordan are both preserving the dwindling art of hunting with golden eagles, which has been passed down through generations for thousands of years.
Kordan captures these horseback riders and their fine feathered friends in remarkably balanced compositions, constructing each image in a way that underscores its painterly qualities. He is a master of this discipline, regardless of whether the subjects are galloping full bore toward the viewer or standing majestically on a hilltop to survey the seemingly endless landscape below. From the traditional attire to the pristine expanses to the massive raptors taking flight from outstretched limbs, Kordan’s images leave us with the impression that these scenes could just as easily have existed a thousand years ago. The photographs speak volumes about the cultural significance – both past and present – of the Eagle Hunters.
Fascinated with photography from an early age, Kordan took a somewhat circuitous route to the profession through a career in the hard sciences. Eventually, his passion won out and his love for nature inspired him to become a full-time photographer. In addition to fine art photography, he now leads expeditions of aspiring photographers into nature, sharing his expertise to help them hone their skills.
Daniel Kordan grew up around idyllic nature near Moscow. He studied physics at the Institute of Physics and Technology and was working as a scientist before following his lifelong passion to become a professional photographer. Kordan’s work has earned him multiple awards, including a National Geographic Russia contest in 2013 and a Trierenberg Super Circuit award. His work has appeared in many international publications, and he has over 1.1 million followers on Instagram.
Picasso a dit un jour : « On ne fait pas l’art, on le trouve. » Où trouves-tu ton art ?Je le trouve dans les endroits les plus sauvages et les plus préservés de notre planète, ainsi que dans des instants fugaces et silencieux. Il se trouve dans le calme d’un matin brumeux, dans les premiers rayons de lumière qui touchent un sommet enneigé ou dans la parfaite symétrie d’une porte qui s’ouvre sur le ciel. La nature est l’artiste ultime ; mon travail consiste simplement à être là, à attendre patiemment et à capturer ses chefs-d’œuvre.
De l’idée à la réalisation : comment abordes-tu ton travail ?
C’est un mélange de planification méticuleuse et de spontanéité totale. Le processus commence bien avant que j’appuie sur le déclencheur : je prépare les itinéraires, j’étudie les conditions météorologiques, je consulte les données astronomiques et j’utilise parfois des drones pour repérer des perspectives uniques. Mais une fois sur place, je laisse de côté mes attentes. Il faut savoir écouter son environnement et s’adapter à la façon dont la lumière et les éléments se comportent à cet instant précis.
Quel est ton livre préféré ?
Terre des hommes d’Antoine de Saint-Exupéry. Il capture magnifiquement l’esprit d’exploration, la profonde solitude de la nature et le lien étroit entre un voyageur et la terre.
Avec quel artiste aimerais-tu prendre un café, et de quoi parleriez-vous ?
J’aimerais beaucoup m’asseoir avec le légendaire peintre de marine Ivan Aivazovsky si je pouvais voyager dans le passé. Comme j’aime profondément l’océan, je suis constamment fasciné par la façon dont il a su capturer la transparence des vagues et le caractère dramatique de la lumière sur l’eau.
Comment es-tu venu à l’art ?
Mon parcours vers la photographie est né d’une profonde fascination pour la nature et l’exploration depuis mon enfance. Je n’ai pas commencé avec l’intention de créer de « l’art » ; je voulais simplement préserver la beauté à couper le souffle des endroits sauvages que j’explorais et partager ce sentiment d’émerveillement avec le monde. Avec le temps, l’appareil photo est devenu une extension de ma propre vision.
Quelles personnes de ton entourage t’influencent ?
Je suis profondément influencé par les personnes que je rencontre en chemin : les communautés autochtones qui vivent en harmonie avec des environnements difficiles, ainsi que les voyageurs passionnés et les photographes qui m’accompagnent lors de mes expéditions. Voir le monde à travers leurs yeux permet à mon propre regard de rester frais et ancré dans la réalité.
Imagine que tu aies une machine à remonter le temps. Où voyagerais-tu ?
Je retournerais à l’époque des grandes découvertes et monterais à bord d’un navire en bois aux côtés des premiers explorateurs. Voir les continents, les océans et les ciels nocturnes totalement préservés de la pollution lumineuse moderne et de la civilisation serait le rêve ultime d’un photographe de paysage.
Quelle est ta plus grande passion en dehors de l’art ?
La voile et le grand large. Il y a un incroyable sentiment de liberté à hisser les voiles et à naviguer sur l’immensité bleue. J’aime également le ski freeride à Hokkaido, au Japon, et le surf à Bali. Une autre grande passion pour moi est de transmettre des choses à mes quatre enfants.
Sur quoi travailles-tu actuellement ?
Je suis actuellement basé à Bali et j’explore le monde sous une nouvelle perspective à bord d’un voilier, tout en développant mes voyages photo « Red Sails » au Groenland et en Antarctique, qui associent mon amour de l’océan à la photographie de paysage. J’ai également l’honneur de faire partie du jury du 2026 Epson Pano Travel Award et d’un concours photo DJI. Découvrir le travail incroyable d’autres photographes du monde entier continue de beaucoup m’inspirer.
Je poursuis également mon travail sur une série consacrée aux communautés autochtones.